La Ferme du Chapitre
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                              LA FERME DU CHAPITRE

1.1.        L’histoire de la Ferme du Chapitre.

Le 12 mars 1787, par acte de baptême du fils Jean Nicolas CABOCHE, fermier du bac de la fabrique de cette paroisse et par les comptes des années 1737-1738 où il est question d’un nommé FONTAINE, locataire du bac de cette paroisse en 1769, on peut prouver que la maison de bac a toujours été propriété de la fabrique. Il est même probable que le droit de passage lui appartient aussi. L’île St Médard qui servait de port à bois venant de la forêt de VILLENEUVE LE COMTE pour être envoyés à PARIS se trouvait de l’autre côté de la MARNE. Les terrains qui environnaient la maison de bac formaient alors la ferme de l’église ainsi que d’autres qui se trouvaient vers le pont de Grand Pierre, et qui portent encore aujourd’hui le nom de Pièce à l’église. Les grosses dîmes perçues par le chapitre étaient sur les grains à la 13ème gerbe.

Les terres de la ferme à la veille de la révolution étaient de 102 arpents soit 92 arpents de terre, 10 arpents de vigne.

              1 arpent = 42 ares 20 (chiffre utilisé dans la région)

              1 arpent (mesure locale) = 20 pieds pour 1 perche soit 42 ares 20

              1 arpent (mesure du Roy) = 22 pieds soit 51 ares 07

Il y avait donc peu de vigne pour la ferme en comparaison du reste du village.

Comme main d’oeuvre, le fermier, sa femme, son fils aidé de 2 charretiers ou palefreniers, un valet de cour, une servante, une vachère, un berger (personnel permanent). Les gens étaient loués à l’année de la St Martin d’hiver à la St Martin suivante (11 novembre). Du personnel auxiliaire était embauché pour la fenaison et pour la moisson, on recrutait notamment des soyeurs où moissonneurs et des calvarniers (homme de journée puis pour tasser les gerbes dans les granges).

Le plus souvent c’était parmi les petits vignerons du coin qu’ils étaient recrutés.

En effet certains vignerons ne possédaient que 2 ou 3 arpents de vigne et ne pouvaient décemment vivre de celle-ci. Mais ils étaient très fiers de leur titre de vigneron et les travaux terminés, reprenaient leur indépendance.

(Au recensement de 1891, 41 personnes se déclaraient avec fierté, vigneron ou patron vigneron, vigneronne ou patronne vigneronne)

Pendant la moisson le fermier les nourrissait et leur donnait (un peu avant la révolution) 1 ou 2 sotiers de blé à chacun comme salaire et parfois jusqu’à 30 sols.

Les charretiers étaient les mieux payés, l’un 200 livres par an l’autre 180 .

Le berger, pourtant responsable des bêtes, 160 livres.

Le valet de cour, 90 livres.

La vachère, 80 livres.

La servante, 72 livres.

Dans l’écurie, 7 chevaux de labour d’une valeur totale de 2150 livres (un bon cheval de labour valait environ 300 livres)

Dans la bergerie, 47 moutons à 16 livres.

Dans l’étable, 6 vaches.

Dans la porcherie, 2 porcs.

Dans le poulailler, 1 centaine de volailles.

Au décès du dernier fermier avant la révolution, en mai 1789, il ne possédait que 101 livres 5 sols 6 deniers, toutes ses ressources ayant été employées à l’achat des semences, à la paye du personnel. Les dernières années avaient été catastrophiques et 1788 avait épuisé les ressources monétaires des cultivateurs.

A la ferme du chapitre, la vente de lait et produits de basse cour avait pu sauver la situation.

La ferme devait également aux collecteurs de taille de DANMART 800 livres, au chapitre 800 livres, soit la moitié du fermage annuel et à M. DESVIGNES (son beau frère) 1900 livres. (M.DESVIGNES, très riche avait aidé sa soeur en lui prêtant de quoi acheter et remplacer les semences détruites.

A la révolution, la ferme, bien ecclésiastique est déclarée bien national.

Heureusement M. DESVIGNES Nicolas (domicilié rue St MARTIN à PARIS) peut racheter au directoire de MEAUX, le 7 octobre 1791 l’ensemble de la ferme sous réserve de pouvoir louer l’ensemble à sa soeur, soit de diviser les terres en parcelles ne dépassant pas 1 arpent.

La veuve COUSIN accepta la location (acte du 12 mai 1793) moyennant 1900 livres de rente foncière annuelle et perpétuelle payable chaque année à la St Médard d’hiver. Cette rente pouvait racheter sur le pied du dernier 20??? par divers paiements toujours au-dessous de 1000 livres. C’est ainsi que la veuve COUSIN devint petit à petit propriétaire de l’ensemble de la ferme.

La ferme du chapitre pouvant se suffire à elle même, le fermier pouvait à l’époque se considérer comme un privilégié dans la commune.

L’ancien fermier de la ferme du chapitre était cousin Charles et suivant FERON, notaire à PARIS du 26 juin 1780. Le chapitre Notre Dame de Paris avait loué pour 9 ans la ferme faisan partie de la prévôté de la châtellenie de DAMART moyennant un fermage de 1600 livres payable par semestre à partir de la St MARTIN d’hiver. Il décida en janvier 1789 laissant sa veuve commune en bien et un fils Jacques.

En 1782 le 28 juillet le plan d’arpentage dressé à DAMART indiquait pour la répartition des terres.

Terres labourables                     681 arpents 26 perches (mesure locale)

                                                    563 arpents 22 perches (mesure du Roy)

Vignes                                         463 arpents 90 perches (mesure locale)

                                                    384 arpents 22 perches (mesure du Roy)

Sur les 92 arpents de la ferme du chapitre, 43 arpents étaient ensemencés en blé de saison, 6 arpents en blé meteil, 11 arpents en avoine, 4 ½ arpents en seigle, 1 ½ arpent en orge, 22 arpents en vesces et 4 arpents étaient en jachère (rendement de la vesces à l’hectare = 30 000 kgs)


 

L’île de St Médard, environ 4 arpents appartenait à l’église.

Le dernier terrier avant la révolution était le suivant pour l’église :

N° de terrier      Nature                                    Contenance en perche de 20 pieds

  142                  surface de l’église                      12 ½

  136                  terre (pointe entre la rue de       95

                          l’Abreuvoir, la Marne et le

                          ch. du bateau

  137                  Maison de bac avec clos         308

                          (12 perches ½ jardin)

  342                  Ancien cimetière                        30

 1775                 Terre                                          50

 3889                 Pré                                             75

 3899                 Terre                                          54

 3913                 Terre                                          28 ½

 3925                 Terre                                      1275

 4725                 Terre                                          68

 3739                 Terre                                          48

                                                                         -------------

                                                                         2044 perches

1.2.        Extrait de l’acte de vente de la Ferme du Chapitre et du presbytère en 1791.

En préfecture de MELUN le 7 du 12 1844.

                          Monsieur le maire

Par la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 26 décembre dernier vous m’avez demandé.

1 - Si lors de la vente faite le 7 8bre 1791 au sieur Nicolas DESVIGNES de la ferme appartenant ci devant au chapitre Notre Dame de Paris, laquelle est située dans votre commune, l’administration départementale avait indiqué la quantité de terrain qu’il conviendrait de laisser autour de l’église.

2 - Si lorsque l’administration a vendu au citoyen SANZEFUS la maison presbytère, il avait été fait une zone de réserve de terrain pour être jointe à la maison, cour et jardin vendus.

Il résulte de l’examen des actes de vente des deux immeubles sus désignés qu’aucune stipulation de ce genre n’a été faite.

Voici au surplus l’indication des tenants et des aboutissants.

1 - Pour la ferme : joignant d’un côté à la veuve MICHELET d’orient, d’occident à la rue du MOUSTIER conduisant à la rivière Marne, d’un bout du midi à la ruelle des TARTREUX, d’un autre bout à l’église et au carrefour.

2 - Pour le presbytère : l’acte porte après la désignation des bâtiments celle qui suit: d’un petit jardin au levant du dit bâtiment fermé de mur ainsi que la cour, contenant la totalité des bâtiments, cour et jardin environ 10 perches tenant le dit bâtiment cour et jardin, du levant et du couchant au citoyen MICHELET, du midi à la citoyenne COUSIN et du couchant à la ci devant église.

Tels sont M. le maire, les seuls renseignements qu’il soit possible de vous donner.

D’après cet acte de vente il n’y a pas eu de délimitation entre le presbytère, l’église d’un côté et la ferme de l’autre, ce qui faisait primitivement un seul tout.

                                      Copie conforme DAMPMART le 22 septembre 1887


 

2.                l’île St Medard.

Indépendamment de ses 20 arpents et 44 perches de terre, l’église possédait de l’autre côté de la Marne un terrain assez vaste appelé l’île St Médard. Dans ce terrain se trouvait un port à bois. Bois que l’étendue de cette île ne fut pas exactement connue, les comptes de la fabrique en 1737 indiquaient qu’elle avait une certaine importance.

1737 comptes de la fabrique :

3ème chapitre : provenant du loyer des terres de DAMARD. Les dits Marguilliers et comptables ont reçu :

·       de M. le curé de DAMARD la somme de 75 livres que M. DEBAUNE, marchand de bois à Paris avait mise en dépôt entre les mains du dit sieur curé pour payer aux dits Marguilliers le loyer de l’île St Médard depuis le 12 novembre 1737 jusqu’au 12 mai 1738 qu’il a joui pour servir de chantier.

2ème : ont reçu :

·       de Jean DEHAIN pour l’herbe du petit repas la somme de 4 livres 2 sols.

3ème: plus ont reçu :

·       de la récolte du foin de la ditte isle de St Médard qui n’a été louée ni affermée depuis le 12 mai 1738 jusqu’à la fin de la ditte année de Michel POULTIER habitant DAMARD, menuisier, la somme de 42 livres.

4ème : plus ont reçu :

·       de Mme Guillaume LORIOT pour les épines et broussailles de la ditte isle, qui se sont trouvées le long de la rivière Marne la somme de 47 sols. D’après les loyers, l’île devait comprendre 3 à 4 arpents.

·       Le loyer des Patis (terrain de la maison du bac, 3 arpents 8 perches) et aussi les 95 perches à droite du chemin de l’abreuvoir (pré) s’élève à 62 livres.

·       Le loyer des Grands repas (Pièce à l’église) était de 61 livres payées par Louis LABOUR.

·       Pierre GRANDJEAN payait 6 livres pour le loyer de la terre des innocents.

·       François FONTAINE pour le loyer de bac, 6 livres.

·       Valentin FOLLIGNIER pour les terres de la fabrique, 15 livres. En 1738 la fabrique a retiré du loyer de ses terres et de la vente de ses arbres la somme de 364 livres 19 sols.

3.                La ferme st nicolas (terrier de 1767)

La ferme de St NICOLAS, (la maison rouge) à gauche dans l’actuelle rue de Carnetin comprenait tous les bâtiments qui existaient actuellement. Il y avait 286 perches. Cette ferme comprenait en 63 pièces 72 arpents et 4 perches. Elle appartenait aux religieux de LAGNY, les mêmes religieux possédant au lieu dit »Les Sts PERES » deux pièces, l’une de 36 perches et l’autre de 50 perches.

Ce terrier comprend 6025 parcelles, environ 1100 arpents de 50 arpents de bois et 20 de friches.

·       Mme de WINTERFIELD possédait 200 arpents 60 perches.

·       Le sieur DESFONTAINES (châtelain du château des fontaines à THORIGNY) possédait 69 arpents 55 perches.

·       Le sieur DERRIOCHER possédait 30 arpents.

·       Le chapitre possédait 143 arpents 64 perches.

·       Le sieur FERRAND possédait environ 20 arpents. (M. FERRAND mort dans les années 1950 était devenu propriétaire) locataire Georges VAN BUTSELE

·       Louis LABOUR cultivateur et vigneron possédait environ 30 arpents.

·       Guillaume LORIOT cultivateur et vigneron possédait de 17 à 20 arpents.